Le travail d’interprète se fait de plusieurs manières. On parle d’interprétation simple ou consécutive quand l’interprète sert d’intermédiaire entre deux ou trois personnes. Il pourra alors interpréter leurs discours à tour de rôle suivant le fil de la discussion. Mais dans le cadre d’une conférence internationale, ce genre de pratique prend beaucoup de temps, c’est pourquoi on a plutôt recours à l’interprétation simultanée. Placé dans une cabine spécialement aménagée, l’interprète suit, à l’aide d’écouteurs, le discours de l’intervenant et le traduit au fur et à mesure de son intervention. Ce type d’interprétation nécessite une concentration maximum car la moindre erreur peut semer la confusion parmi les participants. L’interprète devra également connaître le jargon scientifique ou technique selon le thème de la conférence. Le chuchotage et l’interprétation en langue de signes sont des variantes de l’interprétation simultanée. Pour le chuchotage, l’interprète aura pour mission de traduire les interventions de chaque locuteur en chuchotant à l’oreille de son client. Cette technique est surtout utilisée au cours de la visite d’un site étranger par une personnalité diplomatique étrangère. L’interprétation en langue de signes permet aux sourds et aux entendants de communiquer entre eux.
Les compétences requises pour devenir interprète
Les Hautes Ecoles ont mis en place les formations d’interprétation dont la durée est fixée à 5 ans d'études. Les étudiants devront avant tout suivre un tronc commun de 3 ans permettant de devenir bachelier de transition en traduction et interprétation. Ensuite, ils pourront continuer en « master en interprétation » pour une durée supplémentaire de 2 ans. Ces études incluent plusieurs modules dont l’économie, le droit, la philosophie, la sociologie et l’histoire. Mais bien sûr, la formation principale est la formation en langue, composée du français et de deux langues étrangères. L’ajout d’autres langues pour des cours à option est également autorisé. Toutefois, une maîtrise parfaite de la langue de base et un bon niveau de compréhension et d’expression des autres langues sont indispensables à la fin des études. A part les compétences linguistiques, un interprète doit également se conformer à l’éthique professionnelle et utiliser son savoir pour aider à faire passer parfaitement la communication en traduisant honnêtement les paroles émises, et éviter de créer des différends entre les différents interlocuteurs. A la fin de ces études, les débouchés ne manquent pas. Les grandes organisations internationales comme l’OTAN, l’UNESCO, la FIFA, l’UEFA, l’OMS,… ont toujours besoin d’interprètes lors de leurs réunions. La fonction publique peut aussi engager des interprètes surtout pour le service de l’immigration, notamment pour l’aider à résoudre les problèmes relatifs à des demandes d’asile. Evidemment, un interprète trouvera sa place dans les métiers où une bonne connaissance linguistique est demandée comme dans le tourisme, le commerce international, les relations publiques, ainsi que les carrières diplomatiques.
